Le taux de chômage figure parmi les indicateurs clefs de la santé économique d’une région. Il reflète notamment l’efficacité de l’appariement entre l’offre de travail par les travailleurs et la demande des employeurs. Bien qu’un faible taux de chômage soit généralement préférable, un taux nul est irréalisable en raison des dynamiques inhérentes au marché du travail. La question se pose alors : quel niveau de chômage indique une économie prospère ? Pour y répondre, il est essentiel de se référer au concept du taux de chômage naturel, et au taux d’équilibre sur un marché du travail spécifique. Nous avons identifié sept mesures permettant d’évaluer trimestriellement le taux de chômage naturel au Québec entre 2000 et 2026. Ces mesures se répartissent en trois grandes catégories :
- Taux de chômage de long terme : cette approche se concentre sur les variations à basse fréquence du chômage et sur les changements dans la composition de la main-d’œuvre.
- Mesures fondées sur la courbe de Phillips : cette méthode explore la relation historique entre l’inflation et le chômage, illustrée par la courbe de Phillips.
- Modèles économiques microfondés : cette approche s’appuie sur des modèles théoriques pour comprendre les dynamiques du marché du travail.
Les détails techniques sont disponible dans la note de recherche. Le tableau ci-dessous résume les mesures estimées.
Les mesures ont été mises à jour le 27 avril 2026. Les figures ci-dessous montrent l’évolution trimestrielle de ces mesures, ainsi que l’évolution de l’écart de chômage, définit comme la différence entre le taux de chômage observé et le taux de chômage naturel entre 2000T1 et 2026T1. Vous pouvez télécharger l’ensemble des résultats ici.
Figure 1 — Taux de chômage naturels, Québec
Les zones ombragées grises représentent les récessions au Canada.
Figure 2 — Écart de chômage, Québec
Les zones ombragées grises représentent les récessions au Canada.
Le tableau ci-dessous présente les valeurs annuelles pour l’année 2025 selon les différentes approches.








