État de l’économie québécoise

Cette page rassemble les principales mesures développées par la Chaire pour suivre l’évolution de l’économie du Québec. Les indicateurs sont mis à jour au rythme de la disponibilité des données.

Évolution récente. La dernière observation est comparée à la moyenne des quatre trimestres précédents. Une flèche apparaît lorsque l’écart compte parmi les 25 % les plus importants de l’historique disponible de la mesure; sinon, le symbole ≈ indique un mouvement dans la plage habituelle. Le critère est propre à chaque mesure et tient ainsi compte de sa volatilité.


Indicateur salaires-composite

L’indicateur salaires-composite mesure les pressions salariales dans l’économie en agrégeant la croissance des salaires de toutes les sources de données officielles, offrant ainsi une vue d’ensemble des tendances salariales.

À noter : L’indicateur nominal est estimé à partir des séries salariales nominales, en valeur monétaire courante. L’indicateur réel est estimé séparément, à partir des séries salariales réelles, corrigées de l’inflation. Il reflète la progression du pouvoir d’achat effectif.

Dernière observation : 2026T2 | Mise à jour : 1er septembre 2026

À retenir actuellement

La croissance nominale des salaires (3,14 %) est très près de sa moyenne historique de 3,19 %. C’est du côté du pouvoir d’achat que l’écart se creuse : à 0,49 %, la croissance réelle vaut la moitié de sa moyenne depuis 2002 (1,02 %) et recule pour un troisième trimestre consécutif. C’est l’accélération de l’inflation, de 2,90 % à 3,28 % en un trimestre, qui explique l’essentiel du mouvement, la croissance nominale étant restée quasi stable.

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Taux de chômage naturel

Le taux de chômage naturel est le niveau vers lequel le marché du travail tend lorsque l’appariement entre l’offre de travail et la demande des employeurs fonctionne normalement. L’écart de chômage, soit la différence entre le taux observé et le taux naturel, situe l’état du marché du travail: négatif, il signale une surchauffe; positif, un relâchement.

À noter : La fourchette affichée dans la tuile ne retient que les mesures qui réagissent au cycle économique. Elle se lit comme un intervalle de plausibilité, et non comme un intervalle de confiance statistique.

Dernière observation : 2026T2 | Mise à jour : 28 août 2026

À retenir actuellement

Au deuxième trimestre de 2026, le chômage observé au Québec (5,73 %) repasse au-dessus des trois mesures du taux naturel présentées ici, avec un écart de 0,15 à 0,56 point. Le marché du travail est sorti d’une zone de surchauffe à la fin de 2023; depuis, le chômage observé évolue à proximité de son niveau naturel, et l’écart actuel reste dans la plage des deux dernières années.

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Incertitude macroéconomique

L’indice d’incertitude macroéconomique produit par la Chaire mesure la difficulté à prévoir l’évolution des variables économiques. Elle ne recueille pas d’opinions : elle se déduit des erreurs que commettent des modèles de prévision appliqués à un grand nombre de séries économiques. Quand l’indice est élevé, l’avenir est plus difficile à prévoir qu’à l’habitude, ce qui tend à freiner l’investissement et l’embauche. Quand il est bas, la conjoncture est plus facilement lisible. La mesure existe pour trois horizons (un, deux et quatre trimestres), ainsi que pour le Canada et quatre provinces, dont le Québec.

À noter : l’indice n’a pas d’unité, et une valeur isolée n’est pas interprétable. Nous présentons donc l’évolution du rang centile de cet indice, ainsi que l’évolution du rang centile de l’incertitude sur les marchés financiers (volatilité implicite du TSX) et de l’incertitude des politiques économiques de Baker, Scott, Nicholas Bloom et Steven Davis (2012), « Measuring Economic Policy Uncertainty ».

Dernière observation : 2026T1  |  Mise à jour : 31 août 2026  

À retenir actuellement

À 0,68 au premier trimestre de 2026, l’incertitude macroéconomique au Québec demeure dans le bas de sa distribution historique depuis 2010, au 25e rang centile. Elle est stable par rapport au trimestre précédent et demeure très loin du sommet de 1,40 atteint au printemps 2020.
Le portrait est similaire à l’échelle canadienne, où la difficulté à prévoir l’évolution des variables économiques se situe également dans le bas de sa distribution historique, au 23e rang centile. Cette relative prévisibilité de l’environnement macroéconomique contraste toutefois avec une incertitude exceptionnellement élevée entourant les politiques économiques au Canada, dont l’indice atteint le 91e rang centile. L’incertitude sur les marchés financiers est quant à elle plus modérée, au 41e rang centile.

Voir la mesure en détail →  ·  Télécharger les données  ·  Moran, Stevanovic et Touré (2020) — PDF


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Méthodologie et données

Les trois mesures présentées ici sont produites par la Chaire à partir de données publiques de Statistique Canada. Les séries complètes et les notes méthodologiques détaillées sont accessibles depuis chaque section ci-dessus.

Pour les projections macroéconomiques à court et moyen terme, voir le Macroscope, publié séparément.